ENCAN, subst. masc.
Vente publique aux enchères, au plus offrant et dernier enchérisseur.
Mettre à l’encan. Cette locution, peu usitée, réservée aujourd’hui au lexique juridique, certains dictionnaires nous la disent vieillie. D’autres nous indiquent que son recours est signe de déchéance. Peut-être est-ce pourquoi elle me semble au contraire plus que jamais d’actualité. Si notre époque est celle du profit, n’est-elle pas également, corollaire nécessaire, celle de l’encan ? Le bien commun lui-même semble de plus en plus fragile face à cette irrésistible logique qui guide les âmes mercenaires.